Résumé

A. Mézières Le Procès de Galilée, d’après les manuscrits du Vatican

Galilée, célèbre dès sa jeunesse par la beauté de ses découvertes et par l’éclat de son enseignement à l’université de Padoue, comblé d’honneurs à Venise et à Florence, admiré dans toute l’Italie, poursuivait le cours de ses grands travaux avec la hardiesse d’un homme assuré de sa force et de sa gloire, lorsque de légers symptômes l’avertirent sans doute qu’il ne lui serait pas inutile, pour la sécurité de ses recherches, de se concilier les bonnes grâces du sacré-collège.
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A. Mézières Le Procès de Galilée, d’après les manuscrits du Vatican

Quelque intérêt qu’inspire aujourd’hui une cause qui se confond avec celle de la liberté de l’esprit humain, il est difficile de croire, comme le fait M. Dominique Berti, que Galilée ait répondu à ce premier interrogatoire avec une entière bonne foi. Quand une défense a été faite dans des termes aussi formels que ceux que nous avons rapportés, sur un point aussi déterminé, on n’en oublie ni la forme ni le fond. Aucune équivoque n’était possible après l’avertissement du cardinal Bellarmin, encore moins après l’injonction solennelle du commissaire-général.
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A. Mézières Le Procès de Galilée, d’après les manuscrits du Vatican

Le jour où l’on fermait la bouche à un écrivain si habile, si fécond en ressources, si admiré du public, on espérait en finir du même coup avec la doctrine de Copernic, cette dangereuse doctrine qui épouvantait les théologiens en déplaçant le centre de l’univers, en dépossédant la terre de sa primauté pour y substituer le soleil, en ouvrant la voie à de redoutables hypothèses sur la pluralité des mondes et sur la fin de la création. Vains efforts ! la théorie du mouvement de la terre a survécu à toutes les condamnations.
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