Heinrich Schäfer

Élements biographiques

Heinrich Schäfer Histoire de Portugal (1867)

Dans les cours d'Europe on regarda le roi de Portugal comme un assassin, et les juges qui par crainte ou par corruption avaient prononcé la sentence, comme des hommes infâmes, dignes de servir un tel prince. Le marquis de Monte-Mor fut exécuté en effigie sur la place publique d'Evora, qui avait vu tomber la tête de son frère.
Ces deux exécutions remplirent tous les Portugais de terreur. Chacun craignait pour lui-même, et ce n'était pas sans raison ; car le roi, devenu soupçonneux, se méfiait de tout le monde.
Source : Gallica

Heinrich Schäfer Histoire de Portugal (1867)

Les courtisans voyaient avec effroi la faveur de l'infant se porter tout entière sur les deux frères d'Inès, et s'étendre jusqu'à tous les Castillans qui étaient venus à la suite de Constance, ou qui depuis quelque temps venaient en Portugal chercher un asile contre les caprices cruels de Pierre, successeur d'Alphonse XI. Inès parut à leurs yeux la seule coupable de ces préférences, qui devaient finir, si l'infant montait sur le trône, par substituer ces étrangers aux nationaux et à eux-mêmes dans les affections du souverain. La mort seule de cette femme pouvait empêcher ce fâcheux résultat.
Source : Gallica

Heinrich Schäfer Histoire de Portugal (1867)

Urraque était fille de Constance de Bourgogne, seconde épouse du roi, et si le roi n'avait point d'enfants mâles ( il ne lui en était pas encore né) , Urraque devait hériter du royaume. Ce fut parce que le comte Raymond avait pour perspective la couronne de Castille et de Léon qu'Alphonse ne craignit pas de lui reprendre le Portugal pour en faire l'apanage de Thérèse.
Tant qu'Alphonse vécut, Henri se montra toujours vassal soumis et fidèle, ou plutôt il agit en fils respectueux et reconnaissant; et quoiqu'il jouît d'une autorité sans bornes, il ne paraît point qu'il en ait jamais abusé.
Source : Gallica

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