Philippe de Commynes,
Choix de chroniques et mémoires sur l'histoire de France…
(1854)
“ J'ai plus cher mourir de faim, que perdre ma bonne renommée. Et sachez , mon fils, que de tant que êtes plus noble qu'un autre, de tant devez être plus noble de vertus : car la noblesse de bonne moeurs vaut trop mieux que la noblesse des parents : et ne peut la noblesse , tant soit grande ni puissante, surmonter la mort. Doncques par être vrai amoureux, comme je dis, vous escheverez ce très déshonnête péché d'envie et vous accompagnerez de cette très noble vertu de charité, qui est fille de Dieu, et qu'il nous a tant recommandée, et serez net et quitte et sane au regard de ce péché. ”
