Résumé

Portrait de Philippe de Commynes Philippe de Commynes Choix de chroniques et mémoires sur l'histoire de France… (1854)

J'ai plus cher mourir de faim, que perdre ma bonne renommée. Et sachez , mon fils, que de tant que êtes plus noble qu'un autre, de tant devez être plus noble de vertus : car la noblesse de bonne moeurs vaut trop mieux que la noblesse des parents : et ne peut la noblesse , tant soit grande ni puissante, surmonter la mort. Doncques par être vrai amoureux, comme je dis, vous escheverez ce très déshonnête péché d'envie et vous accompagnerez de cette très noble vertu de charité, qui est fille de Dieu, et qu'il nous a tant recommandée, et serez net et quitte et sane au regard de ce péché.
Source : Gallica

Portrait de Philippe de Commynes Philippe de Commynes Choix de chroniques et mémoires sur l'histoire de France… (1854)

Or doncques, mon fils, pour acquérir gloire et bonne renommée, vous qui allez demeurer à la cour de si haut prince, il vous convient suivre ceux lesquels vous verrez y être de bonnes mœurs. Mais premièrement, sur toute rien il vous convient fuir le péché d'orgueil, si vous voulez venir à bien et acquérir la grâce de votre très désirée dame. Car sachez que peu de nobles hommes sont parvenus à la haute vertu de prouesse et à bonne renommée, s'ils n'ont dame ou damoiselle de qui ils soient amoureux Mais, mon fils, afin que sachiez de quel amour j'entends que devez être amoureux, je le vous dirai.
Source : Gallica

Portrait de Philippe de Commynes Philippe de Commynes Choix de chroniques et mémoires sur l'histoire de France… (1854)

Lors répondit messire Simon, et dit : « Monseigneur, il convient, sans plus arrêter, que tantôt et incontinent cette ville soit reconquise sur ces vilains : car si guère on attend à les assaillir, je fais doute que tantôt qu'il sera sçu par le pays, les paysans s'élèveront de tous côtés et viendront secourir leurs gens. D'autre part, vous sçavez assez que vos coureurs, qui de ce ne sçavent rien, ne pourront repasser vers vous que ce ne soit en grand danger ; c'est la fleur et le bruit de votre compagnie. »
Source : Gallica

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