Résumé

Portrait de Olivier de La Marche Olivier de La Marche Collection complète des mémoires relatifs à l'histoire de France… (1820)

Le comte d'Estampes fit sonner à l'estendard, par ses trompettes : et ne pouvoit ses gens rassembler : et fit Philippot Bourgeois, un escuyer de Nivernois, qui portoit l'estendard du comte, moult-bon et assenré devoir : et là se rassemblèrent les enseignes de messire Anthoine, bastard de Bourgongne, de messieurs de Haubourdin, de Saveuses, d'Emeries, de Rubempré, de Miraumont, de Neufville, d'Aplaincourt,
et autres : et marchèrent vaillamment icelles enseignes, sans attendre ou regarder qui les suyvoit.
Source : Gallica

Portrait de Olivier de La Marche Olivier de La Marche Collection complète des mémoires relatifs à l'histoire de France… (1820)

Et le jour de la Chandelier pour aller à la procession, le fruitier baille pareillement la cierge du prince, qui est armoyé de ses armes et de sa devise, et pareillement de tous les princes et princesses, et prochains du sang, et à tous les autres sont délivrez chierges selon leur estât, et jusques au moindre vallet de l'hostel, comptez par les escroes, et ne se comptent pas par nombre de cent ou de quatrons, mais par milliers, et tous suyvent le duc à la procession, le cierge allummé par estat et par ordre, qui est moult grande chose à veoir.
Source : Gallica

Portrait de Olivier de La Marche Olivier de La Marche Collection complète des mémoires relatifs à l'histoire de France… (1820)

Si commencèrent trompettes à sonner, artilleries à poudre de toutes pars à tirer, et archers à huer, à marcher, et à tirer de moult-grand courage : et s'avança messire Jaques de Luxembourg chevaleureusement, sur un coursier bon et puissant : mais le cheval fut abatu sous luy par les Gandois : et y eut de grandes armes faictes à le secourir, et recourre. Fièrement fut la première pointe combatue : mais les Gandois ne peurent le traict, ne le faix des gens-d'armes porter, ne souffrir : et se mirent à la fuite et desroy : et se mirent les derniers et seconds à fuir, de l'effroy des premiers.
Source : Gallica

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