Résumé

Jean-Marie Cournier Les galanteries du roi ou Thomas Beckett et Henri II (1848)

Hélas ! l'amour est-il un crime? non, ce n'est qu'une faiblesse du coeur, mais trop involontaire pour que l'on en soit encore puni ! — Il n'y a qu'un homme ici qui mérite ma haine et mon mépris. De Tracy, soyons prudent... si je reste encore ici, n'ayant plus rien à espérer, c'est que je veux voir jusqu'où l'ambition peut pousser ce seigneur félon que les Sarrazins auraient dû écraser comme indigne même de vivre parmi eux ! Je veux le forcer à consentir au bonheur d'Alice et la mettre elle et son époux à l'abri de sa colère !
Source : Gallica

Jean-Marie Cournier Les galanteries du roi ou Thomas Beckett et Henri II (1848)

Nous avons laissé l'archevêque, Laure et Alice en proie au plus affreux désespoir. Nous n'essaierons pas de dépeindre leur joie et leur surprise, lorsqu'ils virent Edgard porté en triomphe par la multitude jusque dans l'intérieur du palais. Alice, en revenant à elle, vit son époux à ses pieds, elle le serra dans ses bras, et le couvrit de ses baisers, en se demandant si ce n'était pas un songe. Si l'on mourait de bonheur, la pauvre fille serait morte en ce moment. Laure, les mains jointes, contemplait les deux jeunes gens, et oubliait ses longues souffrances.
Source : Gallica

Jean-Marie Cournier Les galanteries du roi ou Thomas Beckett et Henri II (1848)

O roi d'Angleterre, murmurait-il, en suivant une petite rue tortueuse et déserte, je ne changerais pas mon sort contre le tien.
Je te défie, sous tes vêtements d'or et de soie, avec ta puissance et tes courtisans, avec les nobles dames jeunes et belles qui sollicitent le déshonneur de toi comme un titre de noblesse de plus... je te défie, ô Henri Plantagenet, d'être plus heureux que je le suis, moi, ton misérable rival, pauvre et couvert de haillons ! O mon enfant ! mon fils, mon noble gentilhomme ! te voilà libre, tu peux marcher le front haut comme le premier chevalier du royaume !
Source : Gallica

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