Résumé

Louis Wiesener La jeunesse d'Élisabeth d'Angleterre… (1878)

Le plus fort versait à profusion et sans scrupule le sang le plus illustre ou le plus proche. Le terrible droit royal, le droit de l'épée, on le comprenait tel que Henri VIII l'avait exercé, tel que, après sa sœur, Élisabeth l'exercera aussi ; nul jamais ne le circonscrivit dans de plus étroites limites que Marie en conquérant son trône. Inexpérimentée et naïve au sortir de la vie recluse qu'elle avait menée jusque-là, croyant le bien malgré le long martyre de sa jeunesse, elle avait foi dans la générosité et la
clémence.
Source : Gallica

Louis Wiesener La jeunesse d'Élisabeth d'Angleterre… (1878)

La culpabilité de Courtenay, répondant aux bienfaits par une basse ingratitude, est hors de doute. Celle d'Élisabeth, au premier abord, est moins manifeste. En effet, quand Noailles, dans sa correspondance avec la cour de France, dispose de la jeune princesse ; quand il se porte fort si pertinemment du désir qu'elle a de s'affranchir en épousant Courtenay et en renversant sa sœur, nous devons nous défier de l'ardeur d'un homme dont les affirmations ne sont peut-être si absolues que sous l'aiguillon de l'impétueux désir d'entraîner un maître indécis.
Source : Gallica

Louis Wiesener La jeunesse d'Élisabeth d'Angleterre… (1878)

La savante Élisabeth, après les jours troublés de sa jeunesse, a donc la gloire d'être la grande reine de l'Angleterre. Pour employer une image qui revient à chaque instant sous la plume de ses contemporains, elle est comme l'astre, dont l'éclat rayonnant obscurcit la foule des étoiles. Mais, si nous voulons nous faire une idée plus juste encore de son mérite et mieux la mettre à sa véritable place, il ne faut pas oublier celles qui s'illustrèrent à ses côtés. En première ligne, l'infortunée Jane Grey.
Source : Gallica

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