Jean-Thomas Voisin La Hougue

Élements biographiques

Jean-Thomas Voisin La Hougue Histoire de la ville de Cherbourg (1835)

Mais qu'était-ce de ce qui se passait à Cherbourg en comparaison des scènes populaires qui ensanglantaient presque toutes les provinces ?
La résistance de la noblesse et les prétentions de la roture, qui voulait rentrer dans ses droits , avaient enfin allumé la guerre civile entre les deux partis. Comme au temps de la Jacquerie, on incendiait les manoirs : le peuple ne voulait plus de seigneurs. L'assemblée nationale essaya d'éviter l'embrasement général qui se préparait, en coupant la cause de ces désordres à sa racine.
Source : Gallica

Jean-Thomas Voisin La Hougue Histoire de la ville de Cherbourg (1835)

JUSQU'ICI nous avons vu Cherbourg avec un port qu'il devait à la nature : il était informe et vaseux , sans quais ni écluse ; et la haute mer ne rencontrant nul obstacle , s'étendait au loin et formait comme un lac. A l'exception d'une simple jetée en pierres perdues, qui longeait son chenal à l'est pour le garantir des sables de la grève de Tourlaville (1) , l'art n'avait rien fait pour l'améliorer et le rendre plus commode.
Source : Gallica

Jean-Thomas Voisin La Hougue Histoire de la ville de Cherbourg (1835)

Cherbourg devint un chef-lieu de district du département de la Manche , et, aux termes de cette loi, le siège d'un tribunal civil et d'une justice de paix. Il y eut beaucoup de cabales et même quelques rixes pour l'élection des membres du conseil général et de la municipalité de la commune (a) ; mais ces menées électorales ne furent pas particulières à Cherbourg seulement ; elles causèrent partout des scènes plus ou moins funestes : cartel était le degré de l'effervescence populaire, que la moindre étincelle suffisait pour mettre tout une ville en révolution.
Source : Gallica

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