Résumé

Haussonville Deux Visions anglaises. — I. Oxford en fête

Il y a cinquante et un ans, — un peu plus d’un demi-siècle, — j’ai séjourné quelque temps à Oxford, non pas en qualité d’Undergraduate, comme on dit dans la langue de l’Université, mais en qualité d’étudiant étranger. Je suis d’un temps où les regards de la France n’étaient pas tournés vers l’Allemagne, mais vers l’Angleterre, et où l’on croyait que quelques mois passés dans une université anglaise étaient un excellent complément d’éducation pour un jeune homme.
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Haussonville Deux Visions anglaises. — I. Oxford en fête

Les programmes n’y sont pas moins vastes, moins touffus qu’à la Sorbonne. On peut tout apprendre à Oxford, non seulement et très à fond le grec et le latin, mais plusieurs langues européennes, mais le sanscrit, mais le chinois, que sais-je encore. On peut y apprendre non seulement les mathématiques, la physique, la chimie, mais la botanique, la géologie, la zoologie, et d’autres sciences. On peut y apprendre même les arts, car l’Université fait des bacheliers et des docteurs en musique.
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Une heure après, je quittais Oxford et un train excellent m’emportait vers Londres, En chemin de fer, je cherchais à faire passer de nouveau devant mes yeux les tableaux, rapides comme au cinématographe, de cette vision, à les rassembler et à me rendre compte à moi-même de l’impression d’ensemble que je rapportais. Toutes les fois qu’on se retrouve dans un lieu qu’on n’a pas vu depuis sa jeunesse et que l’aspect vous en semble différent, il faut toujours se demander si c’est le lieu qui a changé ou si ce ne serait pas soi-même.
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