Résumé

Charles Rope Les Iles de la côte allemande

Quand on connaît exactement l’orgueil des Allemands, — et ce n’est point si aisé, — quand on sait quelle est leur foi dans l’intangibilité de leur territoire, surtout de ce côté-là, on se sent assuré que, si les circonstances avaient permis aux Alliés d’opérer librement dans la Baltique, par exemple, et d’occuper Rügen avec des forces suffisantes pour s’y maintenir et menacer sérieusement la Poméranie, bien des choses eussent été et seraient encore changées.
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Charles Rope Les Iles de la côte allemande

Quand on va d’Helgoland à Cüxhaven, on rencontre, après avoir fait les deux tiers du trajet, la tête, le plus souvent découverte, du banc de sable de Scharhorn, puis la petite île basse de Neuwerk, qui n’est plus qu’à 9 ou 10 kilomètres de la côte ferme. Il ne saurait être question, là, que d’une batterie de circonstance qui aurait surtout pour objet de battre les bâtimens légers. Neuwerk n’est que le piédestal d’une énorme et ancienne tour carrée servant de phare, que les Allemands n’ont certainement pas détruite.
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Charles Rope Les Iles de la côte allemande

J’ai expliqué dans l’étude citée plus haut quel était le rôle assez complexe d’Helgoland, à la fois poste d’observation, station de bâtimens légers (sous-marins compris) et place forte maritime battant de près un très bon mouillage qui s’étend à l’Est du Sand Insel [4] et, de loin, jusqu’à 25 kilomètres peut-être, les approches des embouchures de la Jade-Weser, de l’Elbe et de l’Eyder.
Je viens de dire : jusqu’à 25 kilomètres peut-être. Ceci veut être commenté.
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