Louis Arnould, Ames en prison : l'École des sourdes-muettes-aveugles… (1948)
“ La Sœur saisit l'occasion de lui faire toucher une morte, pour qu'elle comprît ce que nous devenons lorsque l 'âme nous a quitté : elle crut que l'âme de la morte était partie en chemin de fer. On lui expliqua alors que c'était un esprit, qui n'avait pas besoin de train pour s'échapper et voyager, et cette nature ardente et docile accepta ce nouvel enseignement qui élevait ses idées à une telle hauteur. Sitôt son arrivée, on lui avait déjà appris la distinction du bien et du mal. Cette âme toute frémissante d'amour-propre n'aime pas qu'on lui dise qu'elle a fait mal. ”
