Maurice de La Sizeranne, Les aveugles par un aveugle (1889)
“ Le tricot, le lacet au boisseau, la reliure des livres leur ont laire dura plus que le Roi, car le cordon ne vint jamais. Haüy enseignait à ses élèves la musique vocale et instrumentale, et Gossec, le musicien à la mode, composait des messes pour le petit orchestre des aveugles, des chœurs sur des paroles d'un élève de l'école ; c'est dans un de ces hymnes à la louange de leur maître, qu'ils chantaient ces vers souvent joints en exergue au portrait d'Haüy : Les Arts et les Vertus lui prêtent leur flambeau, Pour éclairer l'aveugle au fond de son tombeau. ”
