E.-D. Forgues

E.-D. Forgues

Résumé

Portrait de E.-D. Forgues E.-D. Forgues,  première partie

“ Avec un caractère indépendant comme celui de Chudleigh Wilmot, une âme aussi étrangère à tout calcul intéressé, il est à peu près certain que, n’eût-il pas connu Mabel, Henrietta ne serait jamais parvenue à lui plaire ; mais c’est encore là une de ces vérités désagréables que les femmes se refusent volontiers à reconnaître, et une rancune profonde, quoique dissimulée avec soin, persista longtemps chez mistress Prendergast, qui regrettait l’occasion perdue et pleurait sa défaite ignorée. ”
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Portrait de E.-D. Forgues E.-D. Forgues,  première partie

“ Il exigeait une pensée sous chaque parole, et par cela seul, se distinguant du commun des martyrs, il se donnait sans le vouloir un relief de sauvagerie que la dame de Kilsyth, avec cette sûreté de tact qui la caractérisait, avait apprécié comme un signe de supériorité.
On sait déjà quelles questions s’étaient offertes à son esprit certain soir où, dans les mains de son adroite soubrette, elle songeait en même temps à Madeleine et à Wilmot. Un esprit comme le sien, lorsqu’une fois il tient une piste, ne l’abandonne pas aisément.
”
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Portrait de E.-D. Forgues E.-D. Forgues,  première partie

“ Bon nombre de gens se figurent qu’un médecin est à l’abri de ces surprises du cœur, — que la sensibilité s’épuise et s’use au contact perpétuel des misères humaines, — que toute passion a besoin de prestige et s’éteint devant la réalité. Tout cela peut être vrai pour certaines natures, et encore sous réserve de telles ou telles circonstances qui jettent l’homme hors de sa voie et le transportent ébloui dans des régions où jamais il n’avait songé à pénétrer. Nous avons vu en effet ce que pensait Wilmot des « infatuations » de l’amour. ”
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