Paul Duval-Arnould, Crapouillots : feuillets d'un carnet de guerre… (1916)
“ Un martyr est couché sous une broche que tourne un sinistre moricaud; autour de celle-ci, l'intestin grêle du patient s'embobine, tandis qu'au-dessus un roi se pâme de rire dans l'œil-de-bœuf d'une tour. Protégez-nous, grand saint, mon martyre est analogue au vôtre ! On entre dans un village, ou plutôt dans ses ruines; une vague clameur s'élève de la place, ce sont les blessés de la journée; ils sont là sur des civières, sous la pluie et les obus et attendent les voitures d'ambulances trop lentes; ils geignent lamentablement, quelques-uns râlent, c'est lugubre ! ”
