François Pérennès Le miroir poétique du christianisme… (1862)

C'est un ange venu sur la terre où nous sommes ; C'est l'homme presque Dieu consolant d'autres hommes, C'est le prêtre de Jésus-Christ.
Le mal qu'il n'a point fait, sa charité l'expie ; Les orages du cœur s'apaisent à sa voix ; Et béni par le pauvre, insulté par l'impie, Au malheur de tous deux il se voue à la fois, La vie est un fardeau que son bras nous allège; Il est humble de cœur, et pourtant il protège; Car la force d'en-haut est dans ses faibles mains : Du ciel qu'il nous promet il nous montre la voie, Et l'enfer étonné, dont il retient la proie, Le trouve sur tous ses chemins.
Source : Gallica

François Pérennès Le miroir poétique du christianisme… (1862)

Ici je ne viens plus, ô bénigne Marie, Toi dont l'œil maternel toujours veille sur nous, Du grand Juge offensé redoutant la furie, Cacher comme un enfant mon front dans tes genoux.
Non, la foudre est éteinte aux mains du juste Juge ; Dans ma veine a coulé son sang, son sang vainqueur.
Il est là dans mon sein, lui, mon Dieu, mon refuge; Pour le diviniser son cœur remplit mon cœur!
A te bénir, ô Dieu ! la langue est inhabile ; Rien ne me suffit plus que ton éternité ; Mon cœur veut aussi, lui, si pauvre et si débile, Te payer d'un amour suprême, illimité!
Source : Gallica

François Pérennès Le miroir poétique du christianisme… (1862)

Quel est dans le lieu saint ce réduit solitaire Où pleurent tour à tour le riche et l'indigent?
Là vient de nos erreurs l'humble dépositaire, Inflexible à lui seul, et pour tous indulgent; Là, se livrant lui-même à l'esprit qui l'anime, Le prêtre, au nom de Dieu, fait l'échange sublime Des remords de la terre et des pardons du ciel ; Et quand sa voix absout des crimes qu'il déteste Son cœur est inondé de cette paix céleste Qu'il verse au cœur du criminel.
Faut-il d'un siècle impie arrêter l'insolence?
Source : Gallica

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