Jules Verne,
Un neveu d’Amérique, ou Les deux Frontignac
“ Carbonnel. Le panégyrique de l’égoïsme ou je ne m’y connais pas. Frontignac. Eh ! parbleu oui ! mais l’égoïsme n’est-il pas partout ? L’amour, égoïsme à deux ; la paternité, égoïsme à trois, à quatre, à cinquante comme dans la maison du vieux Priam ; la philanthropie, égoïsme sans limites ; l’amitié, égoïsme sans dividende notre pauvre nature n’a qu’une maigre somme d’affection à dépenser, divisez-la entre une femme, des enfants, une maîtresse, un petit cousin. Ah ! la jolie part que chacun aura. Au contraire, quelle plus belle position que celle d’orphelin et d’orphelin garçon ! ”
