Hilaire Léon Sazerac

La siesta (1850)

Résumé

Hilaire Léon Sazerac La siesta (1850)

Lorenza était belle comme ces natures d'élite, comme ces filles d'Italie, qui, sous les mélancoliques et sévères pinceaux de Léopold Robert, gardent une majesté si simple et si virile, une douceur d'expression si touchante; — mais Dieu n'avait pas seulement accordé à Lorenza toutes les grâces de la jeunesse, il l'avait douée d'une âme forte, d'un cœur sensible et loyal; et c'était là ce qui avait touché si vivement, si profondément celui d'Orsini.
Source : Gallica

Hilaire Léon Sazerac La siesta (1850)

Son front était plus blanc que la neige; ses grands yeux, voilés de longs cils de soie, brillaient d'une flamme céleste dans leur limpide azur; le sourire qui éclairait l'expression naturellement grave de son visage, imprimait à sa physionomie ce paisible contentement qui doit appartenir aux élus de Dieu ; enfin, il était impossible de rencontrer une plus belle enfant que Cécile; il était impossible d'en aimer une qui méritât d'être plus aimée, tant les précoces et charmants instincts de son cœur, les éclairs de son esprit et de sa raison, étaient imprévus et ravissants.
Source : Gallica

Hilaire Léon Sazerac La siesta (1850)

La naissance de Cécile avait coûté la vie à sa mère. — Elle l'apprit de sa nourrice, et, bien que celle-ci eût pour elle toute la tendre sollicitude d'une mère, la pauvre enfant ne s'y méprit point. — Elle n'avait pas trois ans, qu'elle sentit, malgré les soins affectueux dont elle était entourée, malgré le dévouement, l'amour de l'excellente paysanne à qui elle avait été confiée, malgré les caresses de son père qui l'adorait, qu'il lui manquait l'amour de quelqu'un : cet amour, c'était celui d'une mère!!.
Source : Gallica

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