Eugène François

Résumé

Eugène François De l'Emphytéose, étude d'histoire… (1883)

Si l'emphytéose et le bail à ferme peuvent effectivement présenter le même terme, il n'est peut-être pas exact de dire qu'ils aient le même but et la même cause. Lorsque le propriétaire donne à emphytéose, ce qu'il recherche avant tout, c'est la mise en culture ou l'amélioration d'une terre stérile ou en mauvais état; lorsqu'il donne à ferme, fût-ce même pour très longtemps, il n'a en vue que l'entretien de sa propriété, dont il recueillera la plus grande partie des revenus, tout en se déchargeant des soucis et des fatigues de l'exploitation.
Source : Gallica

Eugène François De l'Emphytéose, étude d'histoire… (1883)

Cette doctrine, qui est celle de tous les romanistes dans l'ancien droit français, invoque tout à la fois les principes, les textes, et la ressemblance étroite de l'emphytéose et de la superficie. Le principe, dit-on, est que d'après le droit prétorien, l'emphytéose, aussi bien que la superficie, constitue une véritable propriété : l'emphytéote et le superficiaire ont la revendication à l'encontre des tiers et du propriétaire lui-même, et peuvent imposer, sur la chose, des servitudes ; donc rien ne s'oppose à ce qu'ils puissent y établir une hypothèque.
Source : Gallica

Eugène François De l'Emphytéose, étude d'histoire… (1883)

N'importe l'époque à laquelle on se place dans l'histoire de l'emphytéose, l'obligation de payer le canon apparaît toujours comme un élément tout aussi essentiel que le droit réel lui-même, comme un élément sans lequel cette tenure ne saurait se concevoir. Dès lors, la prescription devrait créer ici tout à la fois, le droit réel et l'obligation à la redevance, et la prescription ne peut certainement produire ce dernier effet, puisqu'elle n'a jamais pu être la source d'une obligation.
Source : Gallica

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