Paul Viollet,
Précis de l'histoire du droit français…
(1886)
“ Au XIIe et au XIIIe siècles, lorsqu'un bourgeois achetait un fief noble ou franc fief 1 et s'y établissait, il acquérait lui-même la noblesse ou il y acheminait ses descendants. On fit payer un droit au vilain qui achetait un franc fief, puis on enleva au vilain la possibilité de s'anoblir en achetant le fief et en payant le Droit de franc fief. Ces mots franc fief étant sans cesse accouplés à l'idée d'acquisition d'un fief par un roturier, d'excellents jurisconsultes en sont arrivés à définir le franc fief le fief tenu par un roturier de condition libre 2. ”
