Résumé

Joseph Declareuil Des Tenures roturières et des Tenures serviles au moyen-âge (1893)

Du reste, cette idée ne fut pas étrangère au Moyen-Age. Le cens équivaut à la reconnaissance de la seigneurie, c'est-à-dire de la souveraineté du seigneur sur le sol. La pratique de l'immunité avait contribué dans une certaine mesure à faire passer le droit au cens des mains du roi dans celles de riches particuliers. — Mais le cens pouvait avoir d'autres origines. Dans beaucoup de cas, il avait été usurpé. Bien des terres qui n'avaient rien payé pendant des siècles furent soumises au cens par le seul fait que celui qui l'exigeait était le plus fort.
Source : Gallica

Joseph Declareuil Des Tenures roturières et des Tenures serviles au moyen-âge (1893)

C'était une conséquence de la hiérarchie que le Moyen-Age imposa aux terres de leur infuser une qualité qu'elles ne perdaient plus. Un roturier pouvait posséder une tenure servile, comme il put posséder un fief; il devait alors les redevances attachées à la condition de la terre. Un seigneur même pouvait tenir servilement une terre; c'est ce
qui arrivait lorsqu'il héritait d'un mainmortable qui avait des tenures sur une autre seigneurie.
Source : Gallica

Joseph Declareuil Des Tenures roturières et des Tenures serviles au moyen-âge (1893)

Du reste, il faut reconnaître que la hiérarchie sociale avait été la cause première de la hiérarchie foncière. Un moment vint, peut-être, où la puissance et la condition de l'homme dépendirent de la terre qu'il détenait; mais, à l'origine, c'était l'homme qui avait communiqué au sol et comme infusé en lui sa propre condition. Or, il se trouvait que dans le haut Moyen-Age, trois classes d'hommes s'étaient formées.
Source : Gallica

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