Résumé

Léon Denisse Des Tenures roturières et des tenures serviles au moyen âge (1893)

De plus le seigneur n'allait pas non plus, au moins le plus souvent, trouver à concéder sa terre à titre de tenure servile, la condition des serfs était en effet très dure et l'organisation sociale s'étant régularisée, il n'était plus probable qu'il trouvât d'homme libre qui acceptât de devenir serf. Il fallait donc, s'il voulait trouver un tenancier, qu'il donnât à ce tenancier une situation meilleure que celle de la tenure servile, d'où il résulte que de nouveaux modes de tenures devaient nécessairement apparaître, tenures qui allaient avoir avant tout un caractère foncier.
Source : Gallica

Léon Denisse Des Tenures roturières et des tenures serviles au moyen âge (1893)

Nous voyons en effet primitivement presque toutes les censives relever de toutes mains, c'est-à-dire qu'un profit est dû non seulement à chaque mutation de vassal, mais aussi à chaque mutation de seigneur; plus tard il en fût au contraire autrement, et les profits furent dus moins souvent lorsqu'il s'agit d'une censive que lorsqu'il s'agit d'un fief.
Source : Gallica

Léon Denisse Des Tenures roturières et des tenures serviles au moyen âge (1893)

Le concédant ou seigneur censier aie domaine direct, le concessionnaire ou censitaire, le domaine utile.
La censive étant une concession seigneuriale vis-à-vis du concédant, la directe qui est retenue par lui, a, comme dans le fief, un caractère seigneurial, d'où on conclut qu'elle est imprescriptible; le seigneur censier ne peut jamais perdre par prescription sa qualité, pas plus que le seigneur de fief ne peut perdre la sienne.
Source : Gallica

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