Toussaint, Diderot, Mallet, Le Blond

Résumé

Toussaint, Diderot, Mallet, Le Blond L’Encyclopédie, 1re éd.

Le ban de vendange se publie sur l’avis des principaux habitans des villages, & des vignerons les plus habiles. Il assujettit tous les habitans indistinctement, à moins qu’ils n’ayent acquis un titre exprès qui les en dispense. Le seigneur seul peut vendanger un jour avant l’ouverture portée par le ban. Il y a des coûtumes où les vignes enfermées de clos & de murailles sont exceptées de la loi du ban ; par-tout la contravention est punie par l’amende & la saisie des fruits.
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Toussaint, Diderot, Mallet, Le Blond L’Encyclopédie, 1re éd.

Le ban se rapporte aux fiefs, & l’arriere-ban aux arriere-fiefs, selon quelques-uns : mais d’autres croyent que le ban est le service ordinaire que chaque vassal doit selon la nature de ses fiefs ; & que l’arriere-ban est un service extraordinaire que les vassaux rendent au roi ; d’autres qui font venir le mot d’arriere-ban, de heri-bannum, proclamation du maître ou seigneur, pensent qu’on ne doit mettre aucune distinction entre ban & arriere-ban.
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Toussaint, Diderot, Mallet, Le Blond L’Encyclopédie, 1re éd.

Ban & Arriere-ban, (Art milit. & Hist. mod.) mandement public adressé de la part d’un souverain à ses vassaux de se trouver en armes à un rendez-vous pour servir dans l’armée, soit en personne, soit par un certain nombre de gens de pié ou de cheval qui les représentent, à proportion du revenu ou de la qualité de leurs fiefs.
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