Joseph Declareuil

Élements biographiques

Joseph Declareuil,  La Justice dans les coutumes primitives (1889)

“ En temps de paix le roi vivait dans son château-fort au milieu de ses serviteurs, assis devant de copieux festins, buvant de bon vin, ou occupé du soin de ses troupeaux. Voyez Odysseus, de retour à Ithaque, il ne trouve en souffrance que sa propre maison. Tout le monde s'est fort bien passé de lui, le peuple et les prétendants, surtout les prétendants. Il est vrai que le premier soin du maître consiste à les massacrer jusqu'au dernier; mais en cela il ne fait pas oeuvre de roi. Il agit comme tout homme agirait à sa place; il a recours à la vengeance privée. ”
Source : Gallica

Joseph Declareuil,  Des Tenures roturières et des Tenures serviles au moyen-âge (1893)

“ C'était une conséquence de la hiérarchie que le Moyen-Age imposa aux terres de leur infuser une qualité qu'elles ne perdaient plus. Un roturier pouvait posséder une tenure servile, comme il put posséder un fief; il devait alors les redevances attachées à la condition de la terre. Un seigneur même pouvait tenir servilement une terre; c'est ce
qui arrivait lorsqu'il héritait d'un mainmortable qui avait des tenures sur une autre seigneurie.
”
Source : Gallica

Joseph Declareuil,  La Justice dans les coutumes primitives (1889)

“ L'exil n'était, au reste, qu'un moyen d'empêcher la vendetta de troubler la cité, et une planche de salut que la loi, plus humaine, tendait au coupable. S'il l'a méprisait, tant pis pour lui. La mort menaçait l'exilé qui rompait son ban. Sans doute, la loi athénienne ne permettait pas aux citoyens de se faire justice eux-mêmes sur les places publiques, mais elle permettait à la victime ou à ses vengeurs d'arrêter le coupable et de le traîner devant les Onze qui, sur leur réquisition, et après une simple constatation d'identité, devaient le mettre à mort. ”
Source : Gallica

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