Résumé

Joseph Declareuil La Justice dans les coutumes primitives (1889)

En temps de paix le roi vivait dans son château-fort au milieu de ses serviteurs, assis devant de copieux festins, buvant de bon vin, ou occupé du soin de ses troupeaux. Voyez Odysseus, de retour à Ithaque, il ne trouve en souffrance que sa propre maison. Tout le monde s'est fort bien passé de lui, le peuple et les prétendants, surtout les prétendants. Il est vrai que le premier soin du maître consiste à les massacrer jusqu'au dernier; mais en cela il ne fait pas oeuvre de roi. Il agit comme tout homme agirait à sa place; il a recours à la vengeance privée.
Source : Gallica

Joseph Declareuil La Justice dans les coutumes primitives (1889)

L'exil n'était, au reste, qu'un moyen d'empêcher la vendetta de troubler la cité, et une planche de salut que la loi, plus humaine, tendait au coupable. S'il l'a méprisait, tant pis pour lui. La mort menaçait l'exilé qui rompait son ban. Sans doute, la loi athénienne ne permettait pas aux citoyens de se faire justice eux-mêmes sur les places publiques, mais elle permettait à la victime ou à ses vengeurs d'arrêter le coupable et de le traîner devant les Onze qui, sur leur réquisition, et après une simple constatation d'identité, devaient le mettre à mort.
Source : Gallica

Joseph Declareuil La Justice dans les coutumes primitives (1889)

Dans les coutumes irlandaises, il en était ainsi, toujours, lorsque c'était le provocateur qui était tué, et, dans la plupart des cas, lorsque c'était le défendeur qui voyait tourner contre lui la chance du combat.
Le duel avait donc, quant à ses effets, une grande analogie avec le serment. Celui qui provoque en duel son adversaire ou qui lui défère le serment s'abandonne à la merci de cet adversaire. Quel que soit le résultat, le différend est terminé, le litige s'évanouit. Celui qui prête le serment qu'on lui défère, ou tue l'homme qui l'a provoqué en duel, gagne son procès.
Source : Gallica

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