Résumé

Albert Du Boys Histoire du droit criminel de l'Espagne (1870)

Le législateur des Partidas distingue trois espèces d'homicide : l'homicide légal ou permis, l'homicide accidentel ou par imprudence, enfin l'homicide criminel.
L'homicide est permis dans le cas de légitime défense, de flagrant délit d'adultère, d'attaque nocturne par un voleur de nuit. On peut donc tuer pour défendre sa personne et sa propriété; de plus, on le peut pour défendre la personne ou la propriété d'un tiers, comme lorsqu'on prendra sur le fait l'incendiaire d'une maison ou d'une moisson, ou que l'on repoussera quelqu'un qui voudra s'emparer de quelque chose par force.
Source : Gallica

Albert Du Boys Histoire du droit criminel de l'Espagne (1870)

On remarque avec douleur dans les Partidas, comme dans beaucoup de législations du moyen-âge, un déplorable mélange d'idées vraies et d'idées fausses. Rien n'est plus sage que ce que dit le législateur de Castille sur la nécessité des preuves complètes pour la condamnation d'un criminel à une peine quelconque. Rien n'est plus absurde que l'exception faite par lui pour l'infliction de ce supplice affreux que l'on appelait la torture.
Source : Gallica

Albert Du Boys Histoire du droit criminel de l'Espagne (1870)

Le dévouement féodal, auquel on faisait à cette époque une part si large, ne va pourtant pas jusqu'à excuser chez le vassal ou le serf la complicité du rapt et du viol. Si le seigneur commande le crime, la loi le défend , et l'obéissance est due avant tout à la loi.
Le ravisseur peut être donné comme esclave à un mari et à une femme, mais il ne saurait être celui d'une religieuse. D'ailleurs, la religieuse est l'épouse de Dieu même , et le rapt, aux yeux d'un peuple fervent comme le peuple espagnol, se complique ici d'un sacrilège.
Source : Gallica

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