Résumé

Denis-Joseph-Claude Le Fèvre Pèlerinages d'un Childe-Harold parisien aux environs de la capitale… (1825)

Le cœur te bat à l'approche de cette cité qui t'a vu naître et polissonner, de ce Morin qui l'arrose, de ces côteaux qui la dominent, et où brillent le pommier en fleurs, le pampre qui produit le fameux vin de Brie, le noyer dont les feuilles naissantes se dessinent dans le lointain comme un globe d'un pâle pourpré.
CRÉCY Nous avançons; un cri part de notre voiture : Crécy! Crécy ! comme les marins, à la vue d'un continent, crient : terre ! terre !
La porte de Meaux est devant nous ; porte non moins célèbre à Crécy que la porte de Cée à Pergame. Salut, berceau de nos pères !
Source : Gallica

Denis-Joseph-Claude Le Fèvre Pèlerinages d'un Childe-Harold parisien aux environs de la capitale… (1825)

Oreste, en proie à toutes les tortures, Dans le sein d'un ami se sent moins déchiré , Et des serpens dont il est dévoré L'amitié de Pylade adoucit les morsures.
Lorsque des maux sur nous fondit la foule immense, Dieu, pour nous consoler, a créé l'espérance ; Elle n'eût pas suffi, s'il avait oublié
De créer aussi l'amitié.
Amitié! de ce lieu sois l'hôtesse fidèle , L'Amour, fruit des beaux ans, est comme eux fugitif; Ton empire est plus long, si le sien est plus vif; Tu nais avec la vie et finis avec elle.
Source : Gallica

Denis-Joseph-Claude Le Fèvre Pèlerinages d'un Childe-Harold parisien aux environs de la capitale… (1825)

Meaux peut encore se vanter d'avoir vu naître une femme distinguée sous le règne de Louis XIV.
Elle se nommait Mademoiselle Chéron, peintre en émail, peintre d'histoire, poète et musicienne.
Il ne lui a manqué, pour être plus connue de la postérité, que d'être jolie et galante. La sagesse des femmes ne survit guère à elle-même : elle se passe de renommée. Il n'y a de vertu immortelle que celle des Lucrèce ; encore faut-il des Brutus qui, en pareil cas, chassent des rois pour venger un mari.
Source : Gallica

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