Résumé

Cour impériale de Paris. Procès de Mgr Dupanloup… (1860)

Je me le demande avec une tristesse profonde: en quoi toute cette discussion ardente et passionnée, en quoi ces sarcasmes, cet amas d'injures et de diffamation, ces calomnies, en quoi tout cela peut-il servir la religion? La religion ! je suis de ceux qui la vénèrent du fond du coeur : sans elle, l'âme humaine n'a plus d'aliment; la vie est sans dignité comme sans espérance. Vous croyez la cause de la religion en péril, défendez-la avec persévérance, avec énergie, de toutes vos forces, de toute votre éloquence, tout le monde approuvera et secondera vos nobles efforts.
Source : Gallica

Cour impériale de Paris. Procès de Mgr Dupanloup… (1860)

Pour l'exercer, vous ouvrez la porte des tribunaux, vous facilitez leur accès. Lorsqu'on vient plaider ici, par exemple, sur les faits et gestes du prince Eugène, sur l'honneur de sa mémoire, sur la dignité de son nom, les tribunaux ne se ferment pas; on peut plaider,— c'est la liberté de l'histoire qui en donne le droit, — qu'il a trahi son souverain et son père; on peut secouer sa poussière, abaisser la dignité de ses actions. Vous accordez l'action civile, et par une singulière contradiction, vous défendez la poursuite devant les tribunaux correctionnels.
Source : Gallica

Cour impériale de Paris. Procès de Mgr Dupanloup… (1860)

Voilà les sentiments de la religion chrétienne. Ceux-là ne vous apprennent pas qu'il y a une pierre sur un tombeau, mais qu'il n'y a rien dans ce tombeau qu'une froide poussière, comme dit M. Chassan. Elle a dit : Vous vivez, et vous vivrez toujours, même dans la consommation des siècles, dans une éternelle communauté d'idées, de pensées, d'intérêts, de souvenirs, d'honneur, avec ceux qui vous ont été chers, qui vous ont transmis leur nom, leur héritage, leur patrimoine, non pas seulement leurs biens et leurs champs, mais encore avec leurs cendres, leur honneur et leur noblesse.
Source : Gallica

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