André Léo,
Un mariage scandaleux
(1862)
“ Ce n’était jamais sans émotion que Mmes Bertin pénétraient dans les confortables appartements du logis, si spacieux, si éclairés, d’un luxe, pour elles, si splendide, et tout imprégnés pour leurs sens non blasés des parfums d’une vie supérieure. Lucie était la seule dont la simplicité combattît ces impressions. Ce jour-là, ces dames étaient doublement émues par la pensée qu’elles allaient se trouver en présence de M. Gavel, et Mme Bertin eut besoin de rappeler tout son courage quand la femme de chambre, ouvrant la porte du petit salon, s’effaça pour la laisser entrer. ”
