Jean Pozzi

Élements biographiques

Jean Pozzi,  L’Italia irredenta

“ On conçoit donc que les Italiens ne puissent assister en spectateurs indifférens a la crise que l’Europe traverse. S’ils admettent un instant l’hypothèse d’une Autriche victorieuse, beaucoup disent dans les couloirs du Parlement, écrivent dans les grands journaux de Rome, de Milan et de Naples, que c’en serait fait alors de leurs espérances anciennes ; installé à Trente et à Trieste pour n’en plus jamais sortir, l’Empire des Habsbourg y formerait l’avant-garde de la Germanie, de même qu’en Albanie ou dans le Balkan, sa prépondérance ne laisserait plus de place à l’activité italienne. ”
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Jean Pozzi,  L’Italia irredenta

“ Les revendications politiques des « Tridentin! » n’ont qu’un but : obtenir, par une autonomie plus ou moins large, les moyens de conserver intacts leurs caractères nationaux, leurs usages, leur langue, et de se défendre contre l’invasion d’élémens étrangers. Or, ce n’est pas seulement par les huit ou dix mille Allemands déjà établis dans le Trentin, ni même par les Allemands d’Innspruck ou de Vienne, que les Italiens du Tyrol méridional se sentent menacés dans le maintien de leur nationalité propre. Ils sont exposés, eux aussi, à devenir les victimes de la poussée pangermaniste. ”
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Jean Pozzi,  L’Italia irredenta

“ On ne saurait reprocher à l’Autriche de ne pas consentir d’elle-même à devenir un nouvel Homme Malade. Si Vienne avait octroyé aux habitans du Trentin et de l’Istrie les libertés politiques, les garanties qu’ils demandaient pour leur culture et leur langue, aussitôt Tchèques, Roumains, Bosniaques, auraient exigé les mêmes privilèges ; dès que les Italiens parlaient d’une Université italienne à Trieste, les Slovènes réclamaient déjà la leur à Laybach. ”
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