Jean Pozzi, L’Italia irredenta
“ On conçoit donc que les Italiens ne puissent assister en spectateurs indifférens a la crise que l’Europe traverse. S’ils admettent un instant l’hypothèse d’une Autriche victorieuse, beaucoup disent dans les couloirs du Parlement, écrivent dans les grands journaux de Rome, de Milan et de Naples, que c’en serait fait alors de leurs espérances anciennes ; installé à Trente et à Trieste pour n’en plus jamais sortir, l’Empire des Habsbourg y formerait l’avant-garde de la Germanie, de même qu’en Albanie ou dans le Balkan, sa prépondérance ne laisserait plus de place à l’activité italienne. ”
