Résumé

Nicolas Bibesco La Grande-Kabylie au temps de la régence d’Alger et la Nationalité kabyle sous la domination…

Les Turcs, en passant l’Isser, ne croyaient pas encore à la défection de Bougtouch. « Nous courons à l’ennemi, lui dirent-ils, toi, forme l’arrière-garde ; » mais, à peine engagés dans un défilé des Flissas, ils ouïrent derrière eux le menaçant cri de guerre des Kabyles. A la droite et à la gauche des Ottomans, ce n’étaient que rocs escarpés, en avant et en arrière l’ennemi : — pas un d’eux n’échappa. Le chemin d’Alger se trouvait ouvert ; Bougtouch y entre sans coup férir, pendant que Khaïr-ed-Din en fuite sur Djidjelly, premier berceau de sa puissance, allait y attendre un retour de fortune.
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Nicolas Bibesco La Grande-Kabylie au temps de la régence d’Alger et la Nationalité kabyle sous la domination…

Vers le milieu du siècle dernier, trois Kabyles de la tribu des Iraten suivaient un jour la rive droite du Sébaou, se rendant au marché de Bordj-Tazerarth, le poste le plus avancé qu’un caïd turc occupât dans la vallée. C’était alors la saison des figues, la saison féconde où pauvres comme riches ont le ventre content, la saison d’ivresse où les têtes travaillent, où l’humeur est plus batailleuse, la langue plus mordante, la main plus prompte à saisir l’arme et à s’en servir.
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Nicolas Bibesco La Grande-Kabylie au temps de la régence d’Alger et la Nationalité kabyle sous la domination…

A la désunion des Berbères, à leur amollissement, ces Arabes opposaient l’unité et l’ardeur que donne le besoin de trouver à vivre ; ils devaient vaincre, et la moitié des habitans de l’Arabie-Déserte, avec un nombre infini de femmes, d’enfans et de troupeaux, se précipita sur l’Algérie comme un vrai flot dévastateur. Les Berbères reculèrent, mais où ? Le flot arabe, inondant les plaines, ne fit qu’affleurer, sans les couvrir, les pentes montagneuses du Tell, les oasis du Sahara et les sables du désert.
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