Aimé Prosper Édouard Chérubin Nicéphore Buisson d Armandy

Résumé

Aimé Prosper Édouard Chérubin Nicéphore Buisson d Armandy La prise de Bône en 1832 : extrait des Mémoires du général d'Armandy (1882)

Trois témoins déposèrent l'avoir entendu dire aux cavaliers arabes : La citadelle a été livrée aux chrétiens par les juifs, mais il y a ici de bons musulmans qui sauront bien s'en défaire.
— Tiens, voilà du juif! s'écria Jusuph en lui portant un coup de sabre qui l'abattit à ses pieds. Le malheureux zouave s'enfuit par le couloir; Jusuph le poursuivait, le sabrant quand il pouvait, et les factionnaires français et turcs déchargeaient leur fusil sur le fuyard qui sauta du terre-plain dans la cour et saisit une grosse pierre, mais un coup de sabre de Jusuph l'abattit à ses pieds.
Source : Gallica

Aimé Prosper Édouard Chérubin Nicéphore Buisson d Armandy La prise de Bône en 1832 : extrait des Mémoires du général d'Armandy (1882)

Pendant ce temps, le jour avait grandi et permettait de voir aisément du haut du rempart les soldats de Constantine, courant dans les rues de la ville, se préparant à l'attaque projetée par leur général.
Il serait impossible de donner une juste idée de l'effet produit sur les assiégeants par la vue du drapeau français flottant sur la Casbah. Ils le regardèrent d'abord en silence, ne pouvant en croire leurs yeux et le saluèrent de leurs cris et de leurs injures, quand ils ne purent plus douter qu'ils n'étaient pas l'objet d'une illusion.
Source : Gallica

Aimé Prosper Édouard Chérubin Nicéphore Buisson d Armandy La prise de Bône en 1832 : extrait des Mémoires du général d'Armandy (1882)

On vit les malheureux habitants, emportant ce que la rapacité du soldat leur avait laissé, s'acheminer vers le camp, pressés par les courbachs des cavaliers, et bientôt une fumée épaisse, sortant des différents quartiers, montra que ben Aïssa brûlait, après les
avoir pillées, les maisons de ceux qui s'étaient rendus à lui sous promesse de merci.
Ce spectacle était navrant pour tout le monde, surtout pour la garnison dont les familles étaient emmenées en esclavage et pour le capitaine d'Armandy qui avait eu des rapports amicaux avec plusieurs d'entre eux.
Source : Gallica

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