Adolphe d' Avril,
La Péninsule arabique depuis cent ans
“ L’ennemi bien malheureux et bien innocent du mal qu’il va faire, c’est la petite fille ou la jeune mère africaine que le chasseur d’esclaves arrache à sa famille pour alimenter les marchés de l’Yémen, de l’Oman ou du Hedjaz. Le sang blanc de l’Arabie, qui n’a aucun moyen de se renouveler, finira par s’épuiser; mais ce qui ne s’épuisera pas, c’est la population noire de l’Afrique. La lutte est inégale. Cependant les Arabes n’ont pas le sentiment de ce danger. On a même vu la population s’insurger quand le sultan, sous l’impulsion de l’Europe, a voulu prendre des mesures contre la traite. ”
