Félix Dubois,
La Vie au continent noir
(1893)
“ Ils ont sorti, et portent, bien en évidence, leurs meilleurs grigris, ceux qui préservent des balles et des embûches. Les conversations, très bruyantes et prolongées d'habitude, ont cessé. Autour des grands feux où se consument des troncs d'arbres entiers, on n'entend pas les rires incessants de ces grands enfants ; seule parle dans la nuit la brise légère qui traverse les hautes herbes et nous envoie comme le clapotement des vagues d'une mer houleuse. Nous étions décidés à ne pas entreprendre de nouvelle étape avant que les gens du Koukounia et leur almamy ne nous eussent rejoints. ”
