“ Nous l'avons connue enfant, parée de la double robe virginale, de la jeunesse et de l'innocence. Si notre conscience avait à prendre un parti, peut-être, comme la loi, dirait-elle: Oui; si notre coeur et notre imagination avaient à absoudre ou à condamner, peut-être, comme la victime, diraient-ils: Non.En tout cas, coupable ou innocente, Marie Capelle est morte; elle a pour elle aujourd'hui l'expiation du cachot, la réhabilitation de la tombe. Recueillons donc les larmes qui, pendant onze ans, sont tombées goutte à goutte de ses yeux. ”
Alexandre Dumas
Résumé
Alexandre Dumas, dans Bric-à-brac, explore un mélange de récits personnels et de réflexions artistiques, associant tragédie humaine, nature et culture. L’œuvre, centrée sur des figures comme Marie Capelle et le duc d’Orléans, aborde des thèmes tels que la mort, l’innocence perdue et la quête de sens.
Des citations évoquent des scènes poétiques (le hippopotame au zoo) ou des tensions émotionnelles (la réhabilitation de la tombe). Structurée en fragments variés, l’œuvre révèle une tension entre l’imagination et la réalité, illustrée par des métaphores florales et des références à l’histoire de France. Dumas y mêle ainsi souvenirs intimes et réflexions universelles.
Citations de Bric-à-brac (Alexandre Dumas)
“ Grâce à Delaporte je fus admis à l'honneur de saluer les lions, de présenter mes respects à l'hippopotame, de caresser les antilopes, de passer entre les jambes des girafes, et d'offrir des noix et des pommes aux singes.Le domestique de Delaporte, qui était le favori de tous ces animaux, semblait jaloux de me voir ainsi fraterniser avec eux.À propos, laissez-moi vous dire un seul petit mot du domestique de Delaporte.C'est un magnifique enfant du Darfour, noir comme un charbon et qui a déjà l'air d'un homme, quoiqu'il n'ait, selon toute probabilité, que onze ou douze ans. ”
“ Ah! mon cher Dumas, ce doute de moi est le plus cruel des doutes! J'ai besoin d'encouragement et de critique; j'ai besoin que l'on choisisse pour moi entre l'aiguille et la plume; rien ne me coûterait pour arriver au but si je me sentais des aides. Mais la médiocrité me fait horreur, et, s'il n'y a en moi qu'une femme, je veux brûler de vains jouets, et borner mon ambition à rester bien aimée et à savoir moi-même sublimement aimer. Le médiocre dans les lettres, mon Dieu! c'est la roideur plate et vulgaire, c'est le corps sans l'âme, c'est l'huile qui tache quand elle n'éclaire pas. ”
