Édouard Ferdinand de La Bonninière Beaumont-Vassy

Résumé

Édouard Ferdinand de La Bonninière Beaumont-Vassy La Préface du Deux-Décembre, par le vicomte de Beaumont-Vassy (1853)

« Je profite de ce banquet comme d'une tribune pour ouvrir à mes concitoyens le fond de mon coeur. Une nouvelle phase de de notre vie politique commence. D'un bout de la France à l'autre des pétitions se signent pour demander la révision de la Constitution. J'attends avec confiance les manifestations du pays et les décisions de l'Assemblée, qui ne seront inspirées sans doute que par la seule pensée du bien public Quels que soient les devoirs que le
pays m'impose, il me trouvera décidé à suivre sa volonté, et croyez le bien, messieurs, la France ne périra pas dans mes mains. »
Source : Gallica

Édouard Ferdinand de La Bonninière Beaumont-Vassy La Préface du Deux-Décembre, par le vicomte de Beaumont-Vassy (1853)

Il me dit un jour : « Je fais des voeux d'autant plus ardents pour le succès de votre entreprise, et, malgré les criailleries de l'Assemblée, j'écris aux préfets avec d'autant plus d'énergie de favoriser ce mouvement révisionniste, que je crois fermement que c'est la dernière planche de salut du gouvernement parlementaire Voyez-vous, monsieur de Beaumont, je serai probablement le dernier ministre parlementaire de ce régime-ci et dans ce fauteuil-ci. Mais je tomberai avec le régime constitutionnel auquel je ne veux pas survivre malgré ma vive affection pour la personne du président. »
Source : Gallica

Édouard Ferdinand de La Bonninière Beaumont-Vassy La Préface du Deux-Décembre, par le vicomte de Beaumont-Vassy (1853)

Au point où nous en sommes venus, à la veille de 1852, en face des éventualités d'un avenir gros d'orages, le président, en cherchant à concilier les désirs, les intérêts des classes ouvrières avec ceux de la bourgeoisie, en s'efforçant de préparer une fusion honorable pour tous sur le terrain des intérêts matériels et politiques, a bien mérité du pays. Il a fait de la démocratie dans la meilleure acception du mot, comme on en faisait en 1789. De la démagogie, il n'en fera jamais!
Source : Gallica

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