Eustace Clare Grenville Murray

Résumé

Eustace Clare Grenville Murray Étranges histoires (1880)

Je lui racontai tout ce que je savais : mon entrevue avec lord Sternmouth et le duc de Snowdon, le rapport de l'agence de renseignements, ma visite à la boutique de gants, ma conversation avec le premier ministre à la Chambre des lords. Le marquis m'écoutait attentivement et, de temps en temps, faisait un signe de tête ; mais sans manifester la moindre émotion. De la part d'un homme dont la femme venait de disparaître dans des conditions mystérieuses, un pareil sang-froid dépassait tout ce que j'aurais pu jamais imaginer.
Source : Gallica

Eustace Clare Grenville Murray Étranges histoires (1880)

J'entendais au-dessous de moi les clients de la boutique achetant de la confiture, et je rêvais à ces terres fortunées où l'abricot croît à l'abri de tout accouplement fantaisiste. Une mouche se mit à bourdonner, s'abattit sur le fond du verre, où restaient quelques gouttes de vin, et tomba foudroyée. Nous étions là pensifs, dans l'attente du drame dont nous allions, sans doute, être bientôt les témoins. Dans l'escalier, le frou-frou d'une robe se fit entendre; l'épouse infidèle apparut avec du chèvrefeuille à son chapeau; derrière venait le lancier.
Source : Gallica

Eustace Clare Grenville Murray Étranges histoires (1880)

Le vent, qui soufflait assez fort, fouettait le visage de Patrick et s'engouffrait dans ses cheveux ; ses nerfs se remontèrent, et il se sentit prêt à tout oser. S'il y avait une guerre, n'importe où, se dit-il, il partirait, et, après toutes sortes de prouesses, il tomberait sur un champ de bataille, couvert de poudre.
et de gloire. Si un chien enragé pouvait, au moins, surgir, là au bout de la rue, il se précipiterait bravement à sa rencontre et sauverait la vie de quelque pauvre femme, aux dépens de la sienne.
Source : Gallica

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