Eugène Mouton,
Nouvelles, avec le canot de l'amiral dessiné et gravé…
(1882)
“ Et voilà que des deux extrémités d' une longue avenue , et ne se voyant pas encore , ces deux créatures s' avancent l' une vers l' autre . L' homme s' agite , Dieu le mène ! A mesure qu' ils marchent , la neige cesse de tomber ; une éclaircie douteuse et louche laisse échapper un rayon de soleil qui va marquer au milieu de l' avenue comme la place d' un rendez-vous .. Ils s' avancent . Le lord , enveloppé dans une pelisse de fourrures , marche d' un pas délibéré . Ses puissantes narines aspirent joyeusement cet air vif et salutaire qui rafraîchit son sang et lui réjouit le cœur . ”
