Eustace Clare Grenville Murray

Résumé

Eustace Clare Grenville Murray Une famille endettée (1878)

Oui, miss Amy, dit-il, l'être qui aura le bonheur de vivre auprès de vous pourra remercier Dieu de vous avoir mise sur ses pas.
— A moins que je ne l'aime pas, dit-elle en secouant la tête.
— L'amour ne naît-il pas du bien que l'on a conscience de faire?
— Non, reprit-elle en baissant la voix; et d'ailleurs
je ne puis pas épouser sir Giles, parce que j'en aime un autre.
— Un autre l répéta Paul avec un geste d'espoir et de crainte.
— Quelqu'un qui m'aime, reprit-elle en le regardant à travers ses larmes, quelqu'un qui aurait servi pour moi pendant sept ans, comme Jacob fit pour Rachel.
Source : Gallica

Eustace Clare Grenville Murray Une famille endettée (1878)

Son amour-propre souffrit, le cœur resta intact. Il fuma, but, chassa et jura comme jadis; et une fois que le pasteur passait à côté de lui, il lui souhaita le bonjour et s'enquit de la santé de Mrs. Rushbrand. Ainsi finit l'idylle du châtelain de Saplow Court.
Helen Hartleigh quitta Stilborough avant le mariage de Paul et n'y revint jamais. On raconta qu'elle voyageait et qu'elle projetait de se remarier; elle fut simplement jusqu'à Londres, où elle vécut de la vie
d'une femme de bonne compagnie, à qui le veuvage fait des loisirs.
Source : Gallica

Eustace Clare Grenville Murray Une famille endettée (1878)

Qu'avez-vous donc fait à Sirem? demanda Amy quand il fut à portée de voix. Il a la gueule pleine de sang.
— Ah ! il vient de se battre, répondit le baronnet en descendant de cheval. Un satané blaireau qui lui a sauté à la gorge et dont il ne s'est défait qu'à grand peine !
— Quelle horreur ! dit Amy avec un geste de dégoût.
— Les chiens aiment cela, n'est-ce pas, Rushbrand?
- Je n'en sais rien, fit le curé; mais je voudrais bien, sir Giles, que vous n'entraîniez pas les enfants
de Stilborougli à vous accompagner dans vos expéditions.
Source : Gallica

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