Résumé

Fernand Papillon L’Hérédité au point de vue physiologique et moral…

Quand même il ne serait pas aussi facile qu’il l’est en réalité de dompter les énergies aveugles par le seul ascendant d’une volonté résolue et clairvoyante, il y aurait encore des raisons pour faire croire aux hommes qu’ils sont maîtres de se modifier, de s’amender, qu’ils ne sont pas les jouets d’un inflexible destin, et qu’il ne leur est pas permis de céder sans résistance et sans remords à leurs mauvais instincts. Croyons à la puissance de l’hérédité en tant qu’elle peut devenir un moyen d’amélioration et de libre perfectionnement.
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Fernand Papillon L’Hérédité au point de vue physiologique et moral…

On verrait alors comment la plupart du temps les aptitudes supérieures sont tellement intimes à ceux qui les manifestent, tellement profondes et vivaces, que l’éducation et la discipline, au lieu d’en favoriser, en contrarient le progrès. On discernerait chez l’homme de génie une précocité sûre d’elle-même, une ardeur entreprenante, un sentiment énergique de sa mission, une fierté qui l’élève au-dessus des préjugés de secte, des ambitions de parti, et l’attache exclusivement à l’objet de ses pensées, qui seul lui fait aimer la vie.
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Fernand Papillon L’Hérédité au point de vue physiologique et moral…

Cette répétition plus ou moins longue de sociétés identiques paraît plutôt devoir être attribuée à l’instinct irrésistible et puissant de l’imitation et au respect absolu des rites et des coutumes décrétés par la religion. Chez ces peuples, l’avenir ne ressemble au présent et le présent au passé que parce que la même règle inflexible, la même autorité et la même superstition tyrannique s’imposent indistinctement à tous, Rien n’y a de force et de crédit que par la tradition, et la tradition n’y est que le souvenir révéré d’une volonté exprimée jadis par les mystérieuses puissances.
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