Résumé

Consanguinité chez les animaux domestiques (1863)

Le moindre des inconvénients que l'on reproche à la consanguinité, chez les porcs anglais ou les produits de leur croisement avec ceux de nos races françaises, c'est la rapidité avec laquelle ils dégénèrent, s'abâtardissent, comme on dit. Cet inconvénient n'est pas moins certain que ceux déjà signalés. J'ajouterai qu'il a sa cause absolument dans la même influence ; que les considérations physiologiques par lesquelles il l'explique sont exactement du même ordre. Ici comme là, il ne s'agit pas d'autre chose que d'un phénomène d'hérédité.
Source : Gallica

Consanguinité chez les animaux domestiques (1863)

Il semble que les modifications qui constituent ce perfectionnement n'aient d'autre source que la procréation des individus par leurs parents.
Là est l'erreur, qui a trop longtemps régné, mais que la zootechnie moderne, mieux éclairée, a fait disparaitre. On sait maintenant que les améliorations se multiplient, s'étendent dans la famille, dans la race, dans l'espèce, par voie de génération, mais que ce moyen est impuissant tout seul à les créer. C'est un des facteurs du perfectionnement, comme nous disons en zootechnie, mais un facteur secondaire.
Source : Gallica

Consanguinité chez les animaux domestiques (1863)

Si la consanguinité a de réels inconvénients, c'est là qu'ils devraient apparaître de manière à ne laisser aucun doute; car dans la reproduction de nos races domestiques elle n'est point, comme pour l'espèce humaine, un pur accident.
Les accouplements consanguins sont considérés, par tous les zootechniciens sérieux et éclairés, comme le moyen le plus efficace et le plus prompt de multiplier et de fixer dans les races animales les améliorations réalisées chez les individus sous l'influence des procédés hygiéniques de la zootechnie scientifique.
Source : Gallica

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