Résumé

Louis Faure De la race de Salers et de son amélioration

ALIMENTATION. Il ne suffit pas toujours de rechercher et de posséder les meilleurs étalons pour réussir à améliorer une race ; il y a une question première, capitale, qui domine toutes les autres et les annihile, quelque heureux choix que l’on ait fait, c’est celle des aliments, de leur abondance, de leur qualité. Buffon a dit avec raison : « si les climats agissent sur la surface extérieure des animaux en changeant la couleur du pelage, le manque de nourriture agit sur les formes intérieures, toujours relatives à celles de la terre qui la produit. »
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Louis Faure De la race de Salers et de son amélioration

Il n’est pas de concours où l’honorable président du comice agricole de Salers, ne s’efforce de faire ressortir aux yeux des éleveurs, les points par lesquels pêchent leurs animaux et ne leur donne les moyens d’arriver à une prompte amélioration, M. Tyssandier, par ses conseils, a puissamment contribué à faire de la race ce qu’elle est.
S’il était vrai qu’on ne pût rendre notre bétail plus propre à l’engrais sans le détériorer pour le travail, il faudrait avouer que la race a dégénéré, car elle a déjà été grandement améliorée pour la production de la viande.
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Louis Faure De la race de Salers et de son amélioration

AMÉLIORATION Pour obtenir l’amélioration d’une race, plusieurs moyens peuvent être mis en usage. Ainsi on peut agir par l’importation, le croisement, la sélection. Je vais passer en revue ces divers modes, en insistant sur ceux qui me paraîtront les plus favorables dans le cas actuel.
Importation. — L’importation n’est réellement pas un mode améliorateur, puisqu’on change une race par une autre. Ce mode offre peu d’importance pour le pays, car, les éleveurs ont une race acclimatée, qui satisfait à leurs besoins et qu’ils tiennent à conserver.
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