Résumé

Jean-Marie-Auguste Boyer Des Principes politiques, et du seul moyen d'en opérer la synthèse… (1843)

Remettre le pouvoir à des hommes ignorants qui ne peuvent vivre que par un travail assidu, c'est exposer la société aux conséquences de l'incapacité, renverser tous les droits de l'intelligence pour établir le règne de la force brutale sur les débris des lois. Jouir de la liberté, ce n'est pas avoir part au pouvoir, c'est avoir la faculté de se développer, et on aura tout fait pour le peuple, dès qu'on lui aura donné les moyens d'atteindre l'aisance matérielle et de prendre une éducation supérieure.
Source : Gallica

Jean-Marie-Auguste Boyer Des Principes politiques, et du seul moyen d'en opérer la synthèse… (1843)

Jamais le nombre des intelligents n'avait été plus grand que de nos jours, et jamais ils n'ont été l'objet d'une plus grande méfiance. L'intelligence a des droits que personne ne peut contester, mais au lieu de la chercher dans une seule classe de la société, il faut la prendre partout ou elle se trouve; les questions intellectuelles ne peuvent être posées et résolues que par elle.
Toute société qui crée une aristocratie autre que celle du talent, n'aura jamais que de mauvais gérants: l'expérience consacrera toujours la vérité de cette théorie.
Source : Gallica

Jean-Marie-Auguste Boyer Des Principes politiques, et du seul moyen d'en opérer la synthèse… (1843)

Le peuple ne peut être considéré que comme une terre vierge, à laquelle une bonne culture doit donner une grande valeur, ou comme un enfant portant le germe des plus grands talents, qui ne peuvent se développer que par une éducation convenable. C'est de-là que doivent sortir ces hommes de talent, de mérite et de génie, destinés à remplir les cadres d'une aristocratie viagère dont les rangs s'éclaircissent tous les jours. Le travail développe nécessairement les facultés humaines, et la classe des puissants ne s'abâtardit que par l'oisiveté.
Source : Gallica

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