Victor Barrucand

Résumé

Victor Barrucand,  La Revue blanche

“ Qu’on l’avoue ou non, la propriété individuelle sans restriction est dans l’ordre social un principe de famine nécessaire à l’exploitation de l’homme par l’homme. Pour la liberté d’un seul qu’elle favorise, c’est la servitude d’un plus grand nombre qu’elle consacre et, de cette façon, elle donne naissance à une nouvelle aristocratie, l’aristocratie d’argent, qui, dans tous les temps, fut méprisable. La révolution a décapité bien des illusions de noblesse, mais elle a laissé intacte la plus laide tête de l’homme. ”
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Victor Barrucand,  La Revue blanche

“ Si la minorité favorisée était vraiment riche, si son développement psychique et sa fraîcheur d’esprit obtenue au prix du labeur et des souffrances de la majorité rachetaient tant d’obscures douleurs, si nulle plainte ne s’élevait d’en bas, il semble cependant que cette manière d’entendre la vie serait justifiée et qu’on serait mal venu à faire le procès d’une société où chacun serait à sa place, mais trop d’inhumanité et de sottise d’un côté compensent mal l’énergie perdue de ceux qui veulent vivre et qu’on repousse en les raillant d’une ridicule souveraineté. ”
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Victor Barrucand,  La Revue blanche

“ Il se peut que vous soyez divisés sur le choix des tactiques qui doivent amener la transformation dont vous sentez la nécessité, mais l’unité de vos efforts réside dans le généreux malaise qui vous inspire. C’est parce que nous sentons en nous-mêmes une humanité différente de celle qui se soumet à son sort, sans protester, que nous vivons dans l’inquiétude et nous efforçant à modifier notre milieu bien plus qu’à nous y adapter.
Aux termes du Code qui nous régit, l’ordre social repose sur un principe contradictoire : le respect de la vie humaine et de la propriété.
”
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