Résumé

Mémoire du conseil des délégués des colonies sur le projet de loi concernant la perception de… (1845)

On voudra peut-être nous répondre par cette objection, qu'aux colonies, rien ne s'oppose à ce que des sucres de basses qualités soient transportés d'une fabrique dans une autre pour y être travaillés de nouveau. Mais que l'on veuille remarquer que là le sucre n'est pas soumis à l'impôt, que la France est le lieu de consommation de la production coloniale; que c'est ici seulement que l'impôt, vient l'atteindre; d'où il résulte que les colonies sont considérées comme une vaste fabrique, où tout peut se mouvoir sans que l'on ait à y douter la fraude.
Source : Gallica

Mémoire du conseil des délégués des colonies sur le projet de loi concernant la perception de… (1845)

Or, il est évident que si la loi de 1843 n'a pas interdit aux fabricants indigènes l'industrie de la raffinerie, du moins n'a-t-elle pas prescrit que l'administration des finances devrait changer tout son système de perception d'impôt pour leur offrir des facilités qui sont un véritable privilège, puisque ni les raffineurs, ni les producteurs des colonies ne sont appelés à en jouir.
Source : Gallica

Mémoire du conseil des délégués des colonies sur le projet de loi concernant la perception de… (1845)

Les sucres des colonies, aussitôt arrivés au port de mer, tombent dans le domaine de l'administration des douanes, et sont assujettis au paiement de l'intégralité de l'impôt, quelle que soit d'ailleurs leur nuance et leur qualité. Pour qu'il y eut parité dans la condition avec le sucre indigène, il faudrait que le producteur des colonies fût autorisé à faire franchir à ses produits la ligne de nos douanes pour aller les épurer dans une autre fabrique, et ensuite les présenter à l'acquittement de l'impôt sous la nouvelle forme, avec le nouveau poids qu'ils auraient acquis.
Source : Gallica

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