Jean Dufresse de Chassaigne

Résumé

Jean Dufresse de Chassaigne Lettre à M. Garnier-Pagès, ministre des Finances… (1848)

C'est en partant de ce principe d'égalité, sans lequel il ne peut y avoir de gouvernement bon, solide et durable, que nous devons nous appliquer à répartir l'impôt d'une manière égale sur toutes les valeurs. Or, c'est précisément parce que cette égalité n'existe pas, et parce que certaines valeurs ne payent pas d'impôt, que l'impôt, tout en ne rendant pas ce qu'il peut, paraît trop lourd aux valeurs qui le supportent, et est insuffisant pour faire face à tous les besoins de l'État
Source : Gallica

Jean Dufresse de Chassaigne Lettre à M. Garnier-Pagès, ministre des Finances… (1848)

Tous ceux qui connaissent votre moralité, votre probité politique, et l'immense désir que vous avez de faire le bien, doivent vous aider à accomplir la tâche ardue que vous vous êtes imposée dans un moment si difficile, en acceptant le fardeau du ministère des finances, sur lequel repose aujourd'hui la charge de pourvoir à tous les services publics, et de soutenir le crédit sans lequel il ne peut y avoir ni ordre, ni liberté, ni honneur, ni puissance.
Source : Gallica

Jean Dufresse de Chassaigne Lettre à M. Garnier-Pagès, ministre des Finances… (1848)

L'intervention du gouvernement entre le prêteur et l'emprunteur sera également acceptée avec reconnaissance par ce dernier ; car, au moyen d'une surtaxe légère, il obtiendra pour payer ses annuités de grandes facilités : d'abord, une prorogation assez longue, et souvent bien précieuse, ensuite la faculté de payer par fraction, si cela lui convient, et troisièmement une diminution considérable dans les frais de poursuite. Quel débiteur, en effet, ne préférera payer l'intérêt de l'annuité échue à 6 pour 100 pendant six à huit mois, plutôt que d'être poursuivi?
Source : Gallica

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