Résumé

Portrait de Pierre-Jules Hetzel Pierre-Jules Hetzel,  Lettre aux députés sur la nécessité de modifier d'urgence par une loi sur les arrangements amiables et les concordats la loi sur la reprise des échéances… (1871)

“ Non, même avec la paix (hélas et nécessairement onéreuse qui pèse sur la France) , c'est une étrange illusion que de croire à une reprise rapide des affaires. Le crédit, qui seul pourrait leur rendre la vie, n'est pas près de ressusciter lui-même. Il n'est pas si pressé le crédit, et ce n'est pas la loi actuelle qui lui rendra la santé.
En combien de temps pouvait-on espérer, sans folie, que le commerce pût retrouver, par ses ventes, l'équivalent des recettes sur lesquelles il avait dû compter pour faire face à ses échéances pendant les neuf mois qui viennent de s'écouler?
”
Source : Gallica

Portrait de Pierre-Jules Hetzel Pierre-Jules Hetzel,  Lettre aux députés sur la nécessité de modifier d'urgence par une loi sur les arrangements amiables et les concordats la loi sur la reprise des échéances… (1871)

“ Nous adjurons nos législateurs de reconnaître que ce n'était pas l'heure de faire de l'économie politique classique à l'usage des temps prospères; les temps ne sont pas prospères, ils sont inouïs, ils sont tels que jamais notre pays n'en a vu de pires et n'en reverra de pareils. Leur loi est une loi qui ne tient pas compte de l'état des vrais intéressés, c'est-à-dire de ceux qui sont en même temps intéressants ; elle ne peut plaire qu'aux rares établissements qui, par leur poids, sont en situation d'utiliser toutes les crises. ”
Source : Gallica

Portrait de Pierre-Jules Hetzel Pierre-Jules Hetzel,  Lettre aux députés sur la nécessité de modifier d'urgence par une loi sur les arrangements amiables et les concordats la loi sur la reprise des échéances… (1871)

“ A personne, car il tue du même coup et le débiteur et le créancier, et se fait à luimême et au pays un mal sans compensation.
En voulant trop bien faire, le Gouvernement avait pris la pire des combinaisons, dans l'intérêt de toutes les parties.
Et, d'ailleurs, est-il besoin de le dire? le créancier qui n'est pas débiteur, le débiteur qui n'est pas créancier, c'est l'oiseau rare dans les affaires; c'est l'infime exception. Ce qui profite à l'un profite à l'autre. Les intérêts d'affaires ne sont adverses qu'entre gens qui n'ont ni le sens pratique ni le sens moral des choses.
”
Source : Gallica

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