Résumé

André Sabatier D'un adoucissement à la loi sur les faillites (1879)

Ce n'est pas la loi qui réhabilite le failli, c'est lui-même ; quand il a effacé toutes les conséquences de sa faillite en payant toutes ses dettes en principal, intérêts et frais, même la portion dont il lui a été fait remise par le concordat, il est juste, il est naturel que la cessation des payements soit comme non avenue, puisqu'il n'en reste aucune trace, aucun vestige; aussi la justice n'intervient-elle que pour constater que le débiteur a loyalement, sincèrement désintéressé tous ceux qui avaient souffert de la faillite et son rôle se borne à le proclamer.
Source : Gallica

André Sabatier D'un adoucissement à la loi sur les faillites (1879)

Concordataires, unionistes, excusables ou inexcusables, faillis récidivistes, tous sont confondus dans une appellation générale; c'est la seule que le public enregistre: quant à la banqueroute simple et à la banqueroute frauduleuse, elles sont le complément, mais fréquemment non la partie la plus sensible et la plus retentissante du châtiment; l'infamie pénale se perd dans le temps; la faillite ne s'efface pas. Enfin la réalisation de l'actif ne sera-t-elle pas plus avantageuse, si elle est confiée à celui qui a le plus grand intérêt à en augmenter le produit?
Source : Gallica

André Sabatier D'un adoucissement à la loi sur les faillites (1879)

La réhabilitation n'est-elle pas en effet nécessaire au point de vue moral? N'est-ce pas elle qui inspire, à la majorité comme à la minorité des créanciers, l'espoir légitime que la remise de dette n'est que provisoire.
Maintenir les incapacités de la faillite, c'est rendre la réhabilitation désirable au débiteur et accorder à tous les créanciers une garantie à défaut de laquelle le sacrifice ne sera jamais racheté par le concordataire.
Source : Gallica

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