Résumé

A. Roullion Essai sur la loi des faillites et des banqueroutes… (1828)

Après avoir tout fait pour garantir les droits légitimes, il faut qu'elle se montre inexorable pour la mauvaise foi. L'impunité d'un banqueroutier est une calamité publique; elle multiplie les banqueroutes; elle perd le crédit ; elle corrompt tous les principes conservateurs du commerce.
S'il est vrai que telles soient les conditions d'une bonne législation sur les faillites et les banqueroutes,
il faut convenir que la loi du code s'est trop souvent écartée de ce caractère tempéré de modération et de sévérité, qui pouvait seule assurer son efficacité.
Source : Gallica

A. Roullion Essai sur la loi des faillites et des banqueroutes… (1828)

Ces pouvoirs se divisent en pouvoirs d'administration et droits de surveillance.
On a conféré exclusivement aux créanciers le pouvoir d'administrer, parce qu'on a supposé que la gestion ne pouvait être mieux placée qu'entre les mains de ceux qui sont le plus intéressés à son résultat. On n'a pas fait attention que si l'administration ne doit pas être placée hors de l'influence de la masse des créanciers, elle n'appartient pas pour cela à chaque créancier individuellement. L'expérience fait voir, au contraire, que chaque créancier croit avoir un intérêt opposé à celui de la masse.
Source : Gallica

A. Roullion Essai sur la loi des faillites et des banqueroutes… (1828)

Les affaires de la faillite sont trop multipliées, trop minutieuses, elles entraînent trop de soins, pour espérer que des créanciers, occupés avant tout de leurs propres affaires, y mettent toute l'attention qu'elles peuvent exiger. S'il y a négligence ou impéritie de leur part, il n'est pas possible de les soumettre à cette responsabilité rigoureuse qui doit obliger tout mandataire de la chose d'autrui, puisqu'ils administrent dans leur propre chose.
Source : Gallica

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