Résumé

Paul Coq Exposé de législation sur les faillites et les banqueroutes (1838)

Et qu'on ne dise pas que les créanciers doivent avoir le choix de ceux qui sont appelés à régler leurs intérêts, que c'est avant tout leur affaire.
— Si leur affaire est seule en cause, pourquoi ne pas laisser toute liberté à l'arrangement clandestin, à la spoliation, à ces désordres qu'on déguise et qu'on masque en payant largement le créancier qui crie plus fort et plus haut que les autres? Si c'est une affaire privée, à quoi bon une loi pour réprimer les allures de ce scandale, pour saisir la fraude au passage, de peur que le crédit commercial n'en soit infecté et par suite ruiné ?
Source : Gallica

Paul Coq Exposé de législation sur les faillites et les banqueroutes (1838)

Lorsqu'une insolvabilité commerciale vient à éclater, on voit les créanciers, que domine le désir naturel de rendre légère la perte qu'ils éprouvent, se livrer à des recherches, aux investigations les plus actives pour faire que la faillite puisse remonter, et que la consistance de son actif soit par suite grossie (1) . Les voilà aussitôt en quête d'actes translatifs de propriété, d'hypothèques conférées, de paiemens faits, de protêts isolés, épluchant la vie du débiteur, au risque d'ajouter, dans un intérêt privé et exclusif, à l'importance du désastre, à son retentissement, à son action.
Source : Gallica

Paul Coq Exposé de législation sur les faillites et les banqueroutes (1838)

L'expérience nous apprend, en effet, que si la faillite est un fait siticère, en ce sens qu'il est forcé , il faut, d'autre part, reconnaître que la fraude et le vol, que les manœuvres de toute sorte se donnent carrière le jour où cette solution fatale est entrevue comme inévitable par son principal intéressé , le débiteur. C'est de ce moment suprême, moment qui montre la situation empirant de plus en plus, que date l'exploitation scandaleuse de la fortune des créanciers.
Source : Gallica

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