Cessation de paiements

Définition et enjeux

R. de Casteras Étude sur les sociétés civiles à formes commerciales (1899)

La nature de la dette n'est prise en considération que comme élément, par le refus de paiements, de la cessation de paiements. Il est évident que la cessation des paiements ne peut être envisagée de la même façon pour un commerçant par la volonté de la loi, déclaré tel malgré la nature de ses actes qui restent civils et pour un commerçant ordinaire qui, suivant l'expression de l'article ler-lù du Code de commerce, exerce des actes de commerce et en fait sa profession habituelle.
Source : Gallica

Edmond-Eugène Thaller Traité élémentaire de droit commercial… (1910)

« Le commerçant n'est pas en état de cessation de paiements, s'il se trouve engagé dans des opérations imprudentes et dangereuses, qui ont entraîné pour lui des pertes importantes sans que sa situation commerciale soit alors désespérée ; s'il jouit encore d'un crédit sérieux ; s'il paie exactement ses dettes exigibles ; s'il n'a recours, pour soutenir son crédit, à aucune manœuvre réprouvée par la loi ».
Source : Gallica

Répertoire général et raisonné de l'enregistrement des contributions directes… (1927)

CESSATION DE PAIEMENTS. — Le caractère essentiel de la cessation de payements consiste, de la part du débiteur, dans l'impossibilité ou le refus de payer ses dettes liquides et exigibles : le refus de payer une dette litigieuse ne saurait donc servir de base à une déclaration de faillite. — Il faut, en outre, d'après la jurisprudence, que les dettes impayées soient des dettes commerciales : le refus d'acquitter une dette civile, même exigible, ne peut entraîner la faillite du débiteur.
Source : Gallica

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