Joseph-Louis-Henri-Grégoire Mourre, Oeuvres judiciaires, ou Recueil contenant les plaidoyers du procureur général près la Cour d'appel de Paris… (1812)
“ En vain dirait-on que l'adoption est antérieure. La reconnaissance de paternité est rétroactive de sa nature, elle remonte à la naissance de l'enfant, elle va remplir une lacune dans le registre , elle va occuper une place qui lui était destinée. Eh! pourquoi penserait-on autrement, lorsque le registre de l'état civil porte que l'enfant est né d'un père inconnu? Pourquoi penserait-on autrement, lorsque l'enfant lui-même ne connaît pas d'autre individu pour son père, qu'il n'en cherche pas d'autre, et qu'il veut vivre heureux avec celui qui le reconnaît pour son enfant? ”
